Merlin OS (T+) Au bout des mots… et des pas…


Les personnages de la série appartiennent à leur créateur. Seul le fond de la fiction m’appartient.

Au bout des mots… et des pas…

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L’air sembla charger de tension lorsqu’Arthur se trouva à dix pas de Merlin. Le corps droit, le regard assombrit d’éclair foudroyant … tremblant d’une trahison condamnatoire, le jeune roi était face à une vérité qui ne permettait aucun jugement. Pourtant à chaque pas qu’il effectuera, Excalibur en main prête à se loger sur le corps de son serviteur, sa décision sera la plus difficile qu’il ait à juger de toute son existence.

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"Comment suis-je censé maîtriser cette situation quand dans tes yeux je ne lis plus rien…" se disait le jeune roi.

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Au premier pas… Rancoeur… Arthur contenait sa fureur du mieux qu’il le pouvait.

Le jeune sorcier, les poings serrés, tremblait de nervosité devant le regard profondément noir de son souverain.

«– Chaque jour depuis que tu es à mon service, je t’étudie encore plus que mes devoirs. A la seconde où tu m’as adressé la parole, j’ai su Merlin que tu étais différent… j’ai su… rien qu’à ta manière de te tenir que tes épaules étaient bien trop lourdes… J’ai su que ta vie entière était une énigme… » grinça Arthur.

La colère se ressentait à travers cette voix qui autrefois était moqueuse et amicale.

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"Comment puis-je croire un instant que tu ne cherchais pas à me détruire de l’intérieur ?"

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Au deuxième pas… Haine… Il sentait cette détestable sensation se faufilait dans ses entrailles.

Le visage toujours impassible, Merlin écoutait sans sourciller le jeune roi et sans rien montrer, son cœur saignait douloureusement devant autant d’amertume…

«– Penses-tu que je sois si crétin que tu me le répètes ? Penses-tu réellement que je baissais ma garde en ta présence ? » ajouta-t-il en serrant sa main vide en poings.

Graduellement, le ton sembla alourdir l’atmosphère déjà pesante de sentiments contradictoires…

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"Comment saurais-je vivre en te condamnant en t’avoir connu si pleinement ?"

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Au troisième pas… Colère… Doucement, le roi se reprenait de cette découverte.

Merlin baissa son regard tant il percevait la haine du roi contre la magie, contre lui… tout en lâchant un peu de sa tension…

« – Regarde-moi quand ton roi t’adresse la parole ! » lui tonna Arthur !

Le jeune sorcier serra des dents et planta ses yeux bleus et brillant dans ceux du jeune Pendragon.

« – Tu as jugé bon d’agir dans le plus grands des secrets ? Tu t’es autoproclamé chef de ta destinée ! Et moi dans toute cette histoire ? étais-je seulement un pantin pour toi? »

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"Comment suis-je censé me comporter quand dans tes yeux je lis enfin tout ton amour pour Camelot ?"

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Au quatrième pas… Incompréhension… Il devait abattre ce mur qui se trouvait entre eux.

Merlin connaissait sa sentence et sans broncher, il attendit cette conclusion… si cela était sa destinée… alors il la subira.

« – Regarde-moi Merlin ! Je ne me répéterais pas une nouvelle fois ! Ma vie n’a-t-elle que peu de sens qu’un devoir à tes yeux ? Ton dévouement, bien qu’étrange au départ, m’a mis la puce à l’oreille… » continua le jeune roi en s’essoufflant comme si cela était la seule manière d’évacuer cette colère.

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"Comment, toi ! Comment as-tu pu me faire cela à moi ! "

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Au cinquième pas… Trahison… Arthur sembla se calmer au fur et à mesure qu’il approchait du jeune sorcier.

Inéluctablement, Merlin abandonna le poids de toute une vie pour un seul homme, son roi : Arthur Pendragon.

« – Pourquoi crois-tu que je t’accordais toujours le bénéfice du doute ? Pourquoi je te laissais me conseiller ? » s’écria le souverain en serrant durement son épée.

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"Comment toi ! Tu as pu te cacher dans le royaume où la magie n’est pas tolérée !"

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Au sixième pas… Déception… après quelques minutes de silence.

Le serviteur ne fit aucun pas de recule, quand bien même devant les éclairs qui trahissaient la colère d’Arthur, il aurait souhaité le faire. Mais Merlin n’était pas un lâche… même pas devant la rage de son souverain.

« – T’es-tu seulement demandé… pourquoi j’avais si confiance en toi ? Pourquoi je te réclamais à mes côtés ? » s’exclama-t-il d’une voix tremblotante.

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"Que dois-je faire… je t’en prie réponds-moi, dis-moi quelques choses !"

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Au septième pas… Indécision… Lentement le regard d’Arthur parut devenir aussi calme que le bleu du ciel dégagé. Il le détailla et la poitrine comprimée, il désirait tant…

Merlin resta immobile, fier d’apercevoir le roi qui veillera un jour sur la grande Albion… cette prospérité tant attendue… alors, le cœur léger, un sourire des plus honorables se dessina sur ses lèvres.

« – Que suis-je donc pour toi ! Que suis-je censé faire aujourd’hui ! Tu ne me connais pas Mer-lin ! Tu ne sais rien de moi ! » dit-il en attendant une réponse de sa part.

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" Ton sourire… rien qu’à cela, tu me condamnes à te garder près de moi… mais…"

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Au huitième pas… Amitié… Le jeune roi empoigna de ses deux mains l’épée que Merlin lui avait faite forgé. Son âme meurtrie par tant de dévotion, Arthur ne pouvait que l’aimer davantage…

Droit et sereinement apaisé, Merlin avait choisi Arthur et si celui-ci devait le punir pour l’avoir veillé, alors tel un homme respectueux des lois, il ne fuirait pas devant le roi.

« – Réponds-moi ! Je t’ordonne de me répondre ! Tu m’as trahi alors que j’attendais que tu m’avoues ta maîtrise de la magie ! » ajouta gravement Arthur.

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"Toi, si jeune et si sage à la fois… Je n’attends rien de toi qu’une simple réponse"

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Au neuvième pas… Perdition…

L’un en face de l’autre où un seul pas les séparait, leurs battements de cœur palpitaient à l’unisson… Leurs respirations aussi saccadées faisaient écho dans la chambre du roi. Ils se contemplèrent ainsi durant plusieurs minutes comme si le temps, éternellement leur donnait un peu de temps pour réfléchir…

Merlin ne répondit pas, il resta à détailler ce regard pur où il avait tant de fois planté les siens pour admirer la grandeur d’un futur souverain… qui n’avait plus besoin de lui… alors, il continua à lui sourire…

«– Tu crois me connaître mieux ! tu crois presque tout savoir de moi !… Pourtant, quand je te regarde, je vois un jeune homme plein de vitalité… Je vois en toi, celui qui ne m’aurait jamais trahi ! Mais là ! Comment puis-je nier ce que tu m’as fait !»

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" Que représentais-je pour toi ? Un fardeau ? Un poids ? Une erreur ,… je t’en supplie, parle !"

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Au dernier pas… Incertitude…

Arthur ne cachait plus sa tristesse… le corps tremblant, il voulait entendre, ne serait-ce des excuses ou au moins le son de sa voix… voix à laquelle il ne pourrait plus se séparer.

Merlin ne fit rien que sourire car il connaissait bien Arthur. Il ne fera jamais aucun geste à son égard et malgré tout l’amour qu’il lui portait, son cœur devait lui avouer ce sentiment qu’il éprouvait chaque jours, chaque minutes, chaque secondes en sa présence… mais rien ne franchit de ses lèvres…

«– Merlin… Ne crois pas que je ne te vois pas ! Ne crois-pas que… »

La voix du roi se brisa soudainement devant le sourire et le regard bleu qui s’humidifia…

«– Je vois ta force, je vois les peurs à travers tes yeux, je vois ton amour pour Camelot… M’as-tu cru aussi aveugle ? Le penses-tu vraiment ? »

Arthur espéra quelques secondes qu’il lui parlerait mais là encore, Merlin se tut. Le jeune roi ferma son regard et prit le temps de s’imprégner du parfum de son serviteur. Il pouvait sentir la chaleur de celui-ci l’envelopper avec tendresse… toute l’affection s’en ressentait…

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" Merlin, dis-moi quelque chose… je ne peux agir si… ou… fuis, fuis loin de moi…"

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Douloureusement, il ouvrit son regard pour plonger dans ceux de Merlin qui lui dévoila toute sa sincérité. L’épée en main, il tenta de le fixer comme un traitre.

«– Agenouille-toi ! » intima Arthur en levant Excalibur au-dessus du jeune sorcier.

Merlin, le cœur déchiré, ne dira rien… il subira la conséquence de son acte. Gracieusement, il fit ce que son Roi lui demanda.

«– Moi, Arthur Pendragon, souverain de Camelot. De par mes obligations en tant que roi et les lois qui régisse dans l’enceinte du royaume. Je te condamne à une… »

Arthur ne pouvait pas… il ne souhaitait pas le voir mourir de ses propres mains… Brusquement, il s’agenouilla devant Merlin en jetant Excalibur loin d’eux.

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"Qui es-tu donc pour me faire perdre ma foi ? Qui es-tu donc pour…"

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Dévotion…

Merlin releva la tête et discerna des larmes sur le visage si souvent rigide, si souvent froid, si souvent… Arthurienne. L’un en face de l’autre, enfin, le jeune sorcier fit le premier geste en sa direction. Il posa sa main droite sur l’emplacement du cœur d’Arthur.

«– Ma vie, ma foi, mon dévouement sont vôtres… ma destinée m’a conduite à vous… Arthur Pendragon »

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" Comment aurais-je pu te transpercer de ma lame quand dans ta voix, tu portes en toi des mots qui me touchent au plus profond de moi… alors que j’allais te condamner…"

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Amour…

Merlin continuait toujours à lui sourire et à travers ses larmes, il ajouta tel un aveu qui liait ces deux êtres :

«– J’aime le peuple de Camelot mais ma vie n’est rien sans vous… Je vous aime… »

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" Comment aurais-je pu vivre sans toi à mes côtés ? Tu m’avoues la seule chose dont je n’aurais jamais pu te dire…"

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Merlin n’attendait rien de son roi, il était fier de l’avoir protégé et au péril de sa vie, il aurait tout donné pour qu’il survive. Le jeune sorcier le connaissait mais il ne réalisait pas à quel point ses simples mots avait le pouvoir d’ouvrir le coeur du roi. Derrière la façade de ce roi, se cachait un autre homme… un homme attentionné qui n’attendait que d’aimer… simplement aimer Merlin…

Arthur ému, le contempla et au fond des yeux bleus de son serviteur, il savait maintenant qu’il pouvait lui dire… mais rien ne franchit de sa gorge tant l’émotion de cette minute le submergea… Il posa chaleureusement une main derrière la nuque de Merlin et effleura ses lèvres… Puis sous l’emprise de ses sentiments, il étendit son sorcier au sol et l’embrassa fiévreusement. Plus rien ne comptait… seul Merlin le rendait sensible et fort à la fois…

Leurs lèvres se frôlèrent, unissant pour toujours leurs amours… leurs langues se caressèrent timidement puis lentement, tel un tourbillon de sensation nouvelle, leurs mains se cherchèrent, entrelaçant leurs doigts… scellant à jamais leur destinée.

Tous ces gestes remplis d’affection… jamais Arthur n’aurait cru éprouvé tant d’amour pour si peu… il l’aimait tant qu’il se serait laisser mourrir s’il avait osé… et c’est à cette pensée qu’il s’arrêta subitement, le cœur battant à tout rompre. Des larmes de regrets dévalèrent sur ses joues pour tomber sur celles de Merlin.

Pardon…

«– Merlin… murmura-t-il d’une voix brisée. J’ai failli… »

Le jeune sorcier ne voulait pas entendre son roi s’excuser, il ne le devait pas… non, jamais… alors il le coupa en encadrant le visage d’Arthur de ses mains :

«– Vous n’avez rien à vous reprocher, sir… vous êtes un bon roi et je l’aurais accepté. »

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"Non… j’aurais tellement regretté… comment peux-tu croire un instant que ta vie ne vaut rien… la mienne n’est plus si tu me quittais…"

Déclaration…

«– Non, Merlin… parce que… je t’aime… »

Allongé sur son sorcier, Arthur se libéra de son propre secret pour l’amour de ce dernier. A chacun de ses pas, torturé et indécis, Arthur avait finalement choisi d’écouter son coeur… Et dans une étreinte apaisante, les bras de Merlin étaient la preuve d’une promesse que jamais, il ne sera seul…

«– Je t’aime Arthur »

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Un destin… où seule la magie n’avait pas lieu d’apparaitre en cet instant quand deux âmes s’aimaient… car cette magie était ancrée dans cette image que nous dévoilait Arthur et Merlin.

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FIN

Merlin : OS / Des larmes pour le dire…


Les personnages de la série appartiennent à leur créateur. Seul le fond de la fiction m’appartient.

Des larmes pour le dire…

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Il n’y a plus aucun son, plus aucun bruit… le silence… La bataille, finie, Merlin sent la terre se dérober sous ses pieds… Il a échoué…

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Elle est mystérieuse… le sais-tu ? murmure une voix inconnue.

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Une larme pour te dire que je veillais sur toi…

A genoux, le regard soudainement flou, Merlin tient dans ses bras Arthur, souverain de Camelot. Il réalise que les blessures sont trop profondes pour le soigner… Il le contemple : Ce prince qu’il a tant protégé de toutes ses pertes, ce roi qu’il a tant veillé au péril de sa vie… mais de quelle vie quand il est encore là, le corps vivant et sain ? La gorge nouée, il sait qu’à cet instant que tout est terminé. Elle est là… cette sensation qu’on éprouve quand on a tout perdu… quand la fin approche… Peut-il garder encore l’espoir d’un miracle ?

« –Vous ne deviez pas mourir… » souffle-t-il en serrant des dents.

Tout le monde meurt un jour, se dit le roi. Ma consolation… mourir dans tes bras…

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Elle est pure…sans défaut…

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Une larme pour te dire que je souffre…

Le sorcier sent cette terrible douleur qui s’empare de tout son corps. Les mains tremblantes, il ferme les yeux une minute pour respirer l’odeur fraiche mêlée de ce liquide écarlate qu’emporte la brise… Cette menaçante sensation que tout ceux en quoi il était destiné à faire, ne verra jamais le jour. Lentement, il plante son regard océan humide pour se perdre quelques secondes dans ceux du roi. Ses membres tremblotent tellement qu’il se laisse envahir par toute sa peine. La poitrine le serre brusquement, sa gorge se déchire à chacun de ses mots qui franchit sa bouche…

« –Votre heure n’est pas encore arrivée… » tente-t-il en retenant de toute sa peine.

L’équilibre d’un monde… Mon ami, nous ne choisissons ni la date et ni le lieu de notre départ… mais tu es là… toujours avec moi…

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Elle est rare et précieuse…parait-il ?

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Une larme pour te dire que j’ai honte…

Une main sur ses lèvres vacillantes, Merlin retient un sanglot mais la souffrance est telle qu’elle le brise de l’intérieur, elle est telle qu’il se retrouve impuissant et elle est telle qu’il n’aurait jamais cru la ressentir : aussi mortelle que la plaie du roi… il ne peut pas rester indiffèrent à Arthur…parce que justement, c’est Arthur Pendragon et pas un autre… alors, il ne retient pas les suivants… tant l’acharnement de ses picotements le tiraille au plus profond de lui, il finit par exploser…

« –Vous deviez survivre !… » sanglote-il en hurlant.

Nous sommes tous destinés à quitter notre vie… toi, mon ami, tu as trop veillé pour me suivre là où je vais…

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Elle nait d’une rencontre de simples gouttes…

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Une larme pour te dire que je ne peux pas accepter…

Secouant agressivement la tête, Merlin se mordille la lèvre jusqu’au sang parce qu’Arthur était sa raison de vivre mais surtout sa raison de survivre au milieu de cet univers où la foi devait prendre place… Le visage rougis et déformé, ses larmes tombent inévitablement sur les joues pâles de son seul souverain.

« –Je n’ai pas été à la hauteur ! s’indigne-t-il entre ses pleurs qui secouent violemment ses épaules.

–Merl… articule enfin le roi…

–Pardonnez-moi ma faiblesse… » finit-il en s’arrachant la gorge d’une voix aigüe.

Tu étais ma force, le sais-tu ? J’ai tant de chose à te dire mais… j’ai si mal de te voir ainsi, mon ami…

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Elle est un symbole… celle de la création…

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Une larme pour te dire que je veux être toujours là pour toi…

Merlin cligne plusieurs fois des yeux tant ses perles lui brûlent les joues. Front contre front, il sent la vie d’Arthur s’éloigner de lui. Il le sait, c’est le moment des adieux et cela le brise encore davantage comme si on lui enlevait une partie de sa vie… car il était la sienne ! La mâchoire tendue par la rage, avec toute la douceur d’un homme aimant, il pose une main sur le côté du visage du roi et incline sa tête :

« –Que me vaut ma vie si vous n’êtes plus là ? ! » lui avoue-t-il.

Un hurlement s’arrache une nouvelle fois de sa gorge tant la douleur le poignarde… peu importe ce qu’elle lui inflige, Merlin désire tant le garder près de lui…

Non, Merlin, tu n’y es pour rien…je regrette juste une chose… ne t’avoir jamais dit mes sentiments… un homme peut-il simplement le dire à un autre ?

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Elle puise en sa terre mère… tout comme ta magie…

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Une larme pour te dire que tu représentais mon avenir…

La poitrine comprimée, le sorcier sent sa fureur l’envelopper encore davantage… Il lève lentement la tête et le regard perdu, il balaye la scène de ses yeux humides… des cadavres des deux camps, le sol mouillé prennant une couleur rouge, des morceaux de chaires éparpillées… A nouveau, il crie sa souffrance… Il veut hurler… il veut arracher sa vie…il veut s’en aller…

« –J’aurais dû être à vos côtés ! » se lamente-t-il à travers ses hoquets qui secouent sa tête avec force.

Dans mon cœur, tu y étais…comme toujours d’ailleurs…

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Elle représente la lumière de l’aube… ton essence…

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Une larme pour te dire que j’aurais dû te dire…

Merlin, a-t-il encore cette foi quand son roi donne encore de Sa Grandeur ? Il suffoque de désespoir, il s’étouffe de chagrin, il tremblote de cette affliction… Il ne supporte plus ce monde… puis, avec calme, il aperçoit des larmes au bord des yeux de son vis-à-vis. Il avale avec difficulté sa salive tant sa gorge se crispe et, la peur qui accompagne ses mots lui font mal :

« –Je dois vous avouer… »

Je l’ai toujours su Merlin… ne t’en fais pas… ton regard doré m’a tenu en vie jusqu’ici…

Puisant dans ses dernières forces, Arthur pose sa main sur la joue de celui qu’il aime…

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Mais elle est aussi synonyme d’espérance…

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Une larme pour te dire que je t’aime…

Le sorcier ferme douloureusement les yeux et penche la tête pour mieux sentir la chaleur de cette caresse offerte… tel un sentiment partagé, son cœur s’affole et toute la tension précédent cette seconde, s’envole parce que maintenant il sait…:

« Je t’aime » s’avouent-ils quand leurs larmes qui renferment leur amour fusionnent… pour créer cette perle de vie…

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Cette perle est la vôtre…liant vos âmes à jamais…

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Une dernière larme pour te dire que je ne quitterais jamais…

Encore inconnue, la perle de vie… leur perle de vie les englobe pour guérir les blessures de guerre du roi Arthur… et, pour apaiser les blessures de peine de Merlin…

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La suite… je laisse votre imagination prendre le relais car parfois, il est bien meilleur de savourer cet instant magique seul avec ses rêves…

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......

Fin

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